Si je comprends bien ton message Claude, tu nous rappelles la mise en ligne du nouveau tome de notre précieux e-Journal, le 83rd Somatosens Pain Rehab 2025 22(1) sur neuropain.ch !
Félicitations et merci beaucoup à toute l'équipe rédactionnelle`!
Oh, wawww Très cool Géraldine de nous afficher le menu de ce délicieux nouveau volume!
Quelle joie d'avoir pu rencontrer en chair et en os, lors de la formation avancée du 3 au 5 février ("une parenthèse hors du temps", dixit Mylène), une belle équipe de thérapeutes, dont faisaient partie les auteur.trices qui nous font l'honneur d'écrire dans ce dernier volume de_ Somatosens Pain Rehab_ : Mylène Kientzi, Alice Authier Girard, Claude Spicher, Marie-An Hoang et Sandrine Terreaux.
Merci Méloé d'avoir permis au site https://www.neuropain.ch/ de faire "peau neuve" (comme elle dit si bien!) et de nous désorienter... juste ce qu'il faut!
...et quelle belle surprise de lire Jean Ammann dans le compte-rendu qu'il fait de votre nouveau Manuel de la Méthode, 1e édition! Alain Wicht, photographe attitré du 5e module niveau 4, nous permet de mettre un visage sur les auteur·trices de la Méthode, vendange 2025, que vous êtes peut-être en train de découvrir...
Ce premier article fait une place à l'humour, l'ironie ("joyeux" Cioran !!! ) depuis un regard respectueux et admiratif du maestro Spicher, déjà qualifié de géographe de la sensibilité et désormais THE "cosmonaute terrestre", et "pas des moins audacieux". Jean Amann, de sa plume habile, nous décrit les "acrobaties intellectuelles, où Deleuze fait du trapèze, tandis que Derrida est au monocycle". Mais les trapézistes, funambules et autres nomades du cirque, ne restent pas dans les sphères éthérées ,"azuréennes de la réflexion", nous rassure le journaliste : Claude Spicher n'oublie "jamais le thérapeute, aux prises avec l’homme souffrant." La méthode, c'est du concret. Elle est béton, toute de douceur...
Magnifique conclusion : Claude Spicher et les membres de leur communauté de pratique « se crèvent le cœur et le pur esprit », selon les mots de Jacques Brel, à vouloir nous libérer du malheur.
Si la complexité du SDRC a tendance à déboussoler, décourager, exaspérer, voire sidérer les patient.es qui en sont atteint, le SDRC fascine Mylène Kienzi par sa complexité (presque autant que l’Armagnac…)
Lorsqu’elle découvre la méthode, il y a un peu plus de dix ans, son incompréhension frise la révolte. Curiosité aiguisée, écoute, tensions confrontées, intuition qu’il y a dans cette méthode quelque chose de révolutionnaire, retour sur ses « échecs » ; elle ressent alors une nécessité de se former, encore et toujours, allant vers davantage de rigueur et de teneur sensible dans les soins qu’elle propose. Soigné.es/soignant.es, dans le même bateau. Mylène rejoint Marie-An sur la notion de positionalité : « Comment pourrais-je demander à mes patients de s’investir pleinement dans leur rééducation si moi-même je ne suis pas prête à en faire autant ? » (Kientzi,2025, p.9)
Ayant pu faire de la place à une tout autre approche, elle finira par faire sienne cette fabuleuse, mais exigeante" méthode, au point d’en devenir formatrice.
Pour nous parler du QDSA, elle nous offre d’autres images d’explorations de confins, comme les aime Jean Ammann, entrelacées à la métaphore formulée par Claude dans l’autre livre : « Il (le QDSA) permet d’effriter le phénomène de la douleur, comme un sculpteur enlève avec son burin de la matière, éclat après éclat (Spicher et al., 2025). Cette citation m’a fait comprendre tout récemment que le QDSA est comme une carte ancienne : entre des mains ignorantes, ce ne sont que des lignes et des symboles incompréhensibles. Mais confié à un explorateur aguerri, il devient la clé pour naviguer dans le labyrinthe de la douleur et en comprendre chaque recoin. » (Kientzi, 2025, p.7)
L'engagement de Mylène est puissant : « Cette année de formation a profondément modifié ma pratique professionnelle et, plus largement, ma vision de la rééducation – et sûrement celle de la vie. » (Kientzi, 2025, p.7)
MERCI Mylène!
320 mots, désolée, très dur de faire plus court…
Bon w-end!
Estelle
Le témoignage d'Alice est précieux.
Je vais l'imprimer et le glisser dans ma pochette qui me sert de jeu de carte. Je dégaine mes atouts en fonction de mon interlocuteur. A coup sûr, l'article plaira à certains patients qui pensent se sentir seul.
Bravo encore pour ce travail (super ton article Mylène ) que je partage avec mes collègues RSD du CRF
Bonne soirée à toutes... Patience le printemps arrive !
Florent,
Estelle, comme toujours tes écrits sont magnifiques, je te remercie pour ce commentaire sur mon éditorial,
Florent, je suis ravie que tu partages ce texte avec tes collègues du CRF, sans modération
J'ai essayé de vous partager tout mon cheminement, en espérant aider mes confrères et consoeurs qui doutent, hésitent ou sont désorientés par la prise en charge des douleurs neuropathiques. J'espère ainsi leur transmettre la lumière que peut apporter la rééducation sensitive
Précieux témoignage d'Alice, effectivement Florent, à dégainer sans risque...
Alice est une jeune femme lumineuse que j’ai eu le bonheur de rencontrer le 3 février lors de la présentation de la 1ère édition de votre Manuel, où elle jouait le rôle de la patiente lors d'une première rencontre avec un.e thérapeute (en l'occurence Claude). Le 5 février, durant le module 4 avancé, elle a lu son texte, celui-là même qui figure dans le dernier volume de Somatosens Pain Rehab. Le 4 février 2025, c'est elle aussi qui, à radio Fribourg, a si bien parlé, aux côtés de Sibele de Andrade Melo Knaut, du phénomène des douleurs neuropathiques ainsi que de la méthode de RSD, depuis son expérience de patiente.
Lutte et persévérance devaient déjà faire partie de son expérience passée j'imagine mais il y a sept ans exactement, une intuition la traverse ; du spécialement lourd l’attend : « Après six semaines, il m’a été possible de l’[le plâtre] enlever, de recommencer à marcher et de commencer des séances de physiothérapie. C’est exactement à ce moment que j’ai compris que ma convalescence allait être plus compliquée que prévu. » (p.19)
Elle fait partie des patient.es dont l’atteinte est complexe et requiert une approche sensitive et psychologique. C'est à cette complexité venant déranger la solide croyance selon laquelle le mouvement est forcément bénéfique que Mylène (Sibele et beaucoup de kiné/physio thérapeutes) ont été confronté …d'ou la recherche ailleurs (hors de son territoire familier) pour faire autrement avec ses patient.es.
mots: 246 (mais je triche pour celleux qui veulent, rdv au commentaire suivant...
Enfer jours et nuits, de l’hyposensibilité - sensations d’électricité, de cuisson et de raideur liées au SDRC -, ainsi que de l’hypersensibilité - exacerbation douloureuse de toute sensation, caractérisant l’AMS – qui touchent le pied droit coloré et oedémique d’Alice.
Enfer invisible
altérité réelle
Boitement
Mise en boîte
Nuits sans étoile
Plus de course
solitude / résignation
Incompréhension
La physiothérapie contribuant à empirer la situation sera relayée par de l’ergothérapie (invisible trop souvent, elle aussi, car trop peu regardée). Sa maman choisit au hasard (¿?!) un thérapeute sur la liste ; Alice ira à la première séance un peu désabusée.
Recroquevillée
puis
se re-déployant
Un nom est posé
Maladies neuropathiques associées à une lésion d’un nerf dont elle ne saura jamais la cause exacte.
Qu’importe.
Aujourd'hui, à peine
quelques gênes
tout au plus
« La vie n’est pas si mal finalement » (Somatosens Pain Rehab 2021,18(4))
Réponses
Yes !
Si je comprends bien ton message Claude, tu nous rappelles la mise en ligne du nouveau tome de notre précieux e-Journal, le 83rd Somatosens Pain Rehab 2025 22(1) sur neuropain.ch !
Félicitations et merci beaucoup à toute l'équipe rédactionnelle`!
https://static1.squarespace.com/static/675044333ad3362b023d91c5/t/67bc988f931b1104423df947/1740413078630/somatosens_pain_rehab_22_1.pdf
A vos clics ! Et n'hésitez pas à le partager et à le commenter sur notre forum !
Belle soirée!
Géraldine
Oh, wawww
Très cool Géraldine de nous afficher le menu de ce délicieux nouveau volume!
Quelle joie d'avoir pu rencontrer en chair et en os, lors de la formation avancée du 3 au 5 février ("une parenthèse hors du temps", dixit Mylène), une belle équipe de thérapeutes, dont faisaient partie les auteur.trices qui nous font l'honneur d'écrire dans ce dernier volume de_ Somatosens Pain Rehab_ : Mylène Kientzi, Alice Authier Girard, Claude Spicher, Marie-An Hoang et Sandrine Terreaux.
Merci Méloé d'avoir permis au site https://www.neuropain.ch/ de faire "peau neuve" (comme elle dit si bien!) et de nous désorienter... juste ce qu'il faut!
...et quelle belle surprise de lire Jean Ammann dans le compte-rendu qu'il fait de votre nouveau Manuel de la Méthode, 1e édition! Alain Wicht, photographe attitré du 5e module niveau 4, nous permet de mettre un visage sur les auteur·trices de la Méthode, vendange 2025, que vous êtes peut-être en train de découvrir...
Ce premier article fait une place à l'humour, l'ironie ("joyeux" Cioran !!! ) depuis un regard respectueux et admiratif du maestro Spicher, déjà qualifié de géographe de la sensibilité et désormais THE "cosmonaute terrestre", et "pas des moins audacieux". Jean Amann, de sa plume habile, nous décrit les "acrobaties intellectuelles, où Deleuze fait du trapèze, tandis que Derrida est au monocycle". Mais les trapézistes, funambules et autres nomades du cirque, ne restent pas dans les sphères éthérées ,"azuréennes de la réflexion", nous rassure le journaliste : Claude Spicher n'oublie "jamais le thérapeute, aux prises avec l’homme souffrant." La méthode, c'est du concret. Elle est béton, toute de douceur...
Magnifique conclusion : Claude Spicher et les membres de leur communauté de pratique « se crèvent le cœur et le pur esprit », selon les mots de Jacques Brel, à vouloir nous libérer du malheur.
MERCI!
Estelle
ex-soignée et 2e auteure de l'autre livre
Sur l'Éditorial 2025 (22)1
Si la complexité du SDRC a tendance à déboussoler, décourager, exaspérer, voire sidérer les patient.es qui en sont atteint, le SDRC fascine Mylène Kienzi par sa complexité (presque autant que l’Armagnac…)
Lorsqu’elle découvre la méthode, il y a un peu plus de dix ans, son incompréhension frise la révolte. Curiosité aiguisée, écoute, tensions confrontées, intuition qu’il y a dans cette méthode quelque chose de révolutionnaire, retour sur ses « échecs » ; elle ressent alors une nécessité de se former, encore et toujours, allant vers davantage de rigueur et de teneur sensible dans les soins qu’elle propose. Soigné.es/soignant.es, dans le même bateau. Mylène rejoint Marie-An sur la notion de positionalité : « Comment pourrais-je demander à mes patients de s’investir pleinement dans leur rééducation si moi-même je ne suis pas prête à en faire autant ? » (Kientzi,2025, p.9)
Ayant pu faire de la place à une tout autre approche, elle finira par faire sienne cette fabuleuse, mais exigeante" méthode, au point d’en devenir formatrice.
Pour nous parler du QDSA, elle nous offre d’autres images d’explorations de confins, comme les aime Jean Ammann, entrelacées à la métaphore formulée par Claude dans l’autre livre : « Il (le QDSA) permet d’effriter le phénomène de la douleur, comme un sculpteur enlève avec son burin de la matière, éclat après éclat (Spicher et al., 2025). Cette citation m’a fait comprendre tout récemment que le QDSA est comme une carte ancienne : entre des mains ignorantes, ce ne sont que des lignes et des symboles incompréhensibles. Mais confié à un explorateur aguerri, il devient la clé pour naviguer dans le labyrinthe de la douleur et en comprendre chaque recoin. » (Kientzi, 2025, p.7)
L'engagement de Mylène est puissant : « Cette année de formation a profondément modifié ma pratique professionnelle et, plus largement, ma vision de la rééducation – et sûrement celle de la vie. » (Kientzi, 2025, p.7)
MERCI Mylène!
320 mots, désolée, très dur de faire plus court…
Bon w-end!
Estelle
Le témoignage d'Alice est précieux.
Je vais l'imprimer et le glisser dans ma pochette qui me sert de jeu de carte. Je dégaine mes atouts en fonction de mon interlocuteur. A coup sûr, l'article plaira à certains patients qui pensent se sentir seul.
Bravo encore pour ce travail (super ton article Mylène
) que je partage avec mes collègues RSD du CRF
Bonne soirée à toutes... Patience le printemps arrive !
Florent,
Estelle, comme toujours tes écrits sont magnifiques, je te remercie pour ce commentaire sur mon éditorial,
Florent, je suis ravie que tu partages ce texte avec tes collègues du CRF, sans modération
J'ai essayé de vous partager tout mon cheminement, en espérant aider mes confrères et consoeurs qui doutent, hésitent ou sont désorientés par la prise en charge des douleurs neuropathiques. J'espère ainsi leur transmettre la lumière que peut apporter la rééducation sensitive
Merci à tous
Précieux témoignage d'Alice, effectivement Florent, à dégainer sans risque...
Alice est une jeune femme lumineuse que j’ai eu le bonheur de rencontrer le 3 février lors de la présentation de la 1ère édition de votre Manuel, où elle jouait le rôle de la patiente lors d'une première rencontre avec un.e thérapeute (en l'occurence Claude). Le 5 février, durant le module 4 avancé, elle a lu son texte, celui-là même qui figure dans le dernier volume de Somatosens Pain Rehab. Le 4 février 2025, c'est elle aussi qui, à radio Fribourg, a si bien parlé, aux côtés de Sibele de Andrade Melo Knaut, du phénomène des douleurs neuropathiques ainsi que de la méthode de RSD, depuis son expérience de patiente.
Lutte et persévérance devaient déjà faire partie de son expérience passée j'imagine mais il y a sept ans exactement, une intuition la traverse ; du spécialement lourd l’attend : « Après six semaines, il m’a été possible de l’[le plâtre] enlever, de recommencer à marcher et de commencer des séances de physiothérapie. C’est exactement à ce moment que j’ai compris que ma convalescence allait être plus compliquée que prévu. » (p.19)
Elle fait partie des patient.es dont l’atteinte est complexe et requiert une approche sensitive et psychologique. C'est à cette complexité venant déranger la solide croyance selon laquelle le mouvement est forcément bénéfique que Mylène (Sibele et beaucoup de kiné/physio thérapeutes) ont été confronté …d'ou la recherche ailleurs (hors de son territoire familier) pour faire autrement avec ses patient.es.
mots: 246 (mais je triche pour celleux qui veulent, rdv au commentaire suivant...
Toujours à propos du texte d'Alice:
Enfer jours et nuits, de l’hyposensibilité - sensations d’électricité, de cuisson et de raideur liées au SDRC -, ainsi que de l’hypersensibilité - exacerbation douloureuse de toute sensation, caractérisant l’AMS – qui touchent le pied droit coloré et oedémique d’Alice.
Enfer invisible
altérité réelle
Boitement
Mise en boîte
Nuits sans étoile
Plus de course
solitude / résignation
Incompréhension
La physiothérapie contribuant à empirer la situation sera relayée par de l’ergothérapie (invisible trop souvent, elle aussi, car trop peu regardée). Sa maman choisit au hasard (¿?!) un thérapeute sur la liste ; Alice ira à la première séance un peu désabusée.
Recroquevillée
puis
se re-déployant
Un nom est posé
Maladies neuropathiques associées à une lésion d’un nerf dont elle ne saura jamais la cause exacte.
Qu’importe.
Aujourd'hui, à peine
quelques gênes
tout au plus
« La vie n’est pas si mal finalement » (Somatosens Pain Rehab 2021,18(4))
MERCI Alice pour ton courage et ton témoignage !